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Qui suis-je

Lucas Tissier, réalisateur en environnement nucléaire

Six ans d’interventions en centrale, dix CNPE, habilité zone contrôlée. Je filme des opérations de maintenance pendant qu’elles ont lieu, et j’en fais des contenus qui servent après.

6 ans
De tournage en centrale
10 CNPE
Déjà pratiqués
DATR
Accès zone contrôlée
24/7
Astreinte sur vos chantiers

Le métier

Ce que je fais, et pour qui

Depuis six ans, je conçois et je réalise des contenus vidéo pour la filière nucléaire : modules de formation destinés aux intervenants de maintenance, supports de sécurité sur les activités à risque, films techniques, vidéos de recrutement et de communication.

J’ai travaillé sur dix CNPE et suivi des chantiers d’arrêt de tranche parmi les plus contraignants — ouvertures et fermetures de cuve, remplacement de composants du circuit primaire, remplacement des mécanismes de commande de grappe, remplacement de générateurs de vapeur, maintenance des groupes motopompes primaires, tri des déchets — ainsi que des projets de recherche et développement confidentiels.

Portrait en tenue étanche ventilée, caméra à la main, en fond de piscine de bâtiment réacteur
Tenue étanche ventilée — fond de piscine de bâtiment réacteur

La durée

Un chantier d’arrêt de tranche ne se planifie pas comme un tournage. Il faut être là quand l’opération se déclenche.

Une fois les démarches faites — accès au site, plan de prévention, matériel entré et sécurisé — il reste à attendre. L’opération part quand elle part, parfois la nuit, parfois avec plusieurs jours de décalage. Je reste en astreinte sur toute la fenêtre, d’une journée à plusieurs semaines selon le chantier et les besoins.

C’est ce qui distingue le plus nettement cette prestation d’une journée de tournage classique commandée à l’avance. Rien ne se rattrape ensuite : une séquence manquée lors de l’ouverture de cuve ne se retourne pas juste pour la caméra.

Deux intervenants de maintenance travaillent sur un assemblage mécanique en zone contrôlée
Opération de maintenance — zone contrôlée

Sur le chantier

Se faire une place sans en prendre

Je lis la documentation d’intervention avant d’arriver. Ce n’est pas seulement pour savoir quoi filmer : c’est pour éviter d’avoir à poser des questions à des gens concentrés, parfois fatigués, qui n’ont pas de temps à me donner.

Je suis le pré-job briefing avec l’équipe. Les positions se calent là, avant d’entrer sur le chantier : assez près pour que le geste soit lisible, jamais dans le passage.

Assez rapidement, je ne suis plus le prestataire vidéo qu’on surveille du coin de l’œil mais un membre de l’équipe. Il m’arrive de connaître la documentation autant que les intervenants, simplement parce que je l’ai lue d’un bout à l’autre avant d’arriver. Quand je reviens sur un site, je recroise régulièrement des gens que j’ai déjà filmés ; la confiance réciproque ainsi créée fluidifie le travail.

Les contraintes

Jusqu’où je peux suivre

Mes habilitations me permettent de suivre les équipes dans l’ensemble de leurs activités : zone orange, travail en hauteur avec port du harnais, travail de nuit, protections respiratoires. La très grande majorité des tournages se fait toutefois en tenue de zone courante.

La tenue étanche ventilée est rare — elle représente une part marginale de mon activité, et c’est la contrainte la plus extrême que j’aie connue. Le tuyau d’air occupe une main en permanence, l’autre doit rester le plus propre possible pour le matériel, les gestes sont comptés, et l’opération n’attend pas la caméra. Je la mentionne pour ce qu’elle mesure : un chantier qui l’exige n’est pas un chantier que j’écarte.

La méthode

Un brief, la documentation, et je m’occupe du reste

Avec Teaam, je prends les projets de bout en bout : repérage documentaire, scénarisation, tournage, post-production, livraison. Selon l’ampleur du projet, je m’entoure des compétences nécessaires — motion design, voix off, formats interactifs, réalité virtuelle avec des partenaires spécialisés.

L’expérience accumulée sur les chantiers a changé ma façon de concevoir les contenus. Un module de formation qui tient techniquement ne vient pas d’un beau tournage : il vient de la documentation lue, du geste compris et du vocabulaire employé comme la procédure l’emploie.

Le périmètre

Ce qui relève de moi, et ce qui n’en relève pas

Je conçois et je produis les contenus de formation, et j’accompagne leur structuration pédagogique. Je n’anime pas les séances et je ne délivre aucune attestation : cela appartient à l’employeur ou à son organisme de formation. La distinction compte, parce qu’elle détermine qui porte la responsabilité de l’habilitation.

Sur les contenus produits, l’engagement de non-diffusion vaut pour tout ce qui est tourné. Les rushes sont validés avant livraison et ne sortent pas du cadre défini avec le donneur d’ordre.

Parlons-en

Mes clients ne cherchent pas un prestataire de plus à encadrer.

Ils cherchent quelqu’un à qui confier le sujet. Interlocuteur unique, sur l’ensemble des sites français — et à l’international si le projet le demande.

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